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Membres honoraires 2024-2025

Chaque année, la SQET a l'immense bonheur de nommer un·e membre honoraire et de lui offrir un hommage rempli de reconnaissance pour sa contribution au milieu théâtral. Lors de notre dernier colloque, Hervé Guay a livré un touchant témoignage à Igor Ovadis en tant que membre honoraire pour l’année 2024. N’ayant pu le recevoir lors de la cérémonie des prix du dernier colloque annuel pour une question de disponibilité, il nous a fait plaisir de souligner son nouveau titre le 5 juin 2025. Au cours de la même soirée, riche en émotions, Francis Ducharme a également honoré Lucie Robert, notre nouvelle membre honoraire 2025.

Nous vous invitons à lire leurs mots ici!

Igor Ovadis (2024)

C’est une tradition chère à la SQET d’honorer des personnalités qui ont marqué les études théâtrales au Québec et de le faire en alternance pour les théoricien·ne·s et les praticien·ne·s. Cette année, on m’a confié la tâche d’honorer un homme de théâtre dont nous souhaitons souligner la carrière remarquable. Et j’ai nommé monsieur Igor Ovadis.
 
Sa nomination en tant que membre honoraire de la SQET me tient particulièrement à cœur puisque j’ai pu assister à ses premiers pas sur les scènes montréalaises et qu’il a fait partie d’un mouvement qui a profondément transformé l’esthétique scénique au Québec. La revue Jeu a qualifié lapidairement de « décennie russe » cette vague migratoire. Mais on sait que ce mouvement touchait l’ensemble des pays de l’Est de l’Europe, une région de la planète dont l’apport aux arts de la scène a de tout temps été considérable. J’ose cependant affirmer qu’au sein de ce groupe d’artistes arrivé·e·s au Québec dans les années post Perestroïka, Igor Ovadis occupe une place à part.    
 
Pour la petite histoire, Larissa et Igor Ovadis sont venu·e·s au Québec pour la première fois à Jonquière au cours de la Semaine mondiale de la marionnette à la fin des années 1980. La première manipulait, tandis qu’Igor faisait des voix, écrit Michel Vaïs dans le numéro 90 de la revue Jeu en 1999. Cette voix est reconnaissable entre toutes et nous avons appris à en aimer l’accent et les intonations au fil des productions théâtrales et audiovisuelles. C’est le premier fait d’armes de M. Ovadis que j’aimerais célébrer aujourd’hui que celui d’avoir réussi à imposer ce français mâtiné de russe dans une foule de personnages et de répertoires qui ne se limitaient pas aux seuls individus issus de l’immigration. Il a ainsi contribué à faire voler en éclats l’attitude d’un public qui ne tolérait que la belle diction française dans le répertoire et l’accent québécois des quartiers populaires dans la dramaturgie locale.    
 
Pour ma part, j’ai découvert Igor Ovadis au moment de mes débuts comme critique de théâtre au quotidien Le Devoir au milieu des années 1990 avec l’Association des acteurs russes de Montréal et le Théâtre Deuxième réalité. Je me rappelle quel vent de fraîcheur c’était que de voir toute cette belle gang mettre en scène et jouer en anglais et en français sur les scènes petites et grandes de Montréal. Je ne peux m’empêcher d’en nommer quelques-un·e·s, je pense qu’Igor Ovadis a travaillé avec la plupart d’entre eux·elles : Anna Varpakhovskaïa, Valentina Komolova, Marina Lapina, Maria Monachova, Larissa Ovadis, Peter Batakliev, Vitaly Makarov, Oleg Kisseliov, Gregory Hlady, Grigori Ziskin, Alexandre Marine, Vladimir Ageev et tant d’autres. « Grands artistes, petits moyens » titrait un article de Jeu. On ne peut mieux synthétiser ce qu’il·elles ont réalisé en très peu de temps, avec beaucoup d’efforts pour s’acclimater à une nouvelle culture qui ne leur a pas fait de cadeaux!
 
Toutefois, à ma connaissance, aucun·e dans ce groupe n’a réussi à élargir autant son cercle qu’Igor Ovadis, par exemple en nouant des liens avec des jeunes de la relève comme Catherine Vidal pour qui il a joué et Serge Mandeville avec qui il a fondé la compagnie Absoluthéâtre. Il a aussi travaillé dans des compagnies établies comme le Théâtre Denise-Pelletier, le Quat’sous, le Rideau Vert et le Prospéro. Me reviennent en tête des productions mémorables où il jouait comme Le songe de l’oncle de Dostoïevski qu’il avait aussi mis en scène, Au bout du fil d’Evelyne de la Chenelière, Le suicidaire de Nicolaï Erdmann, 28 28 d’Alexandre Marine ou encore L’Énéide d’Olivier Kheimed. C’est à dessein que j’énumère ce mélange d’auteur·trice·s russes, latins et québécois·e·s, auxquel·le·s s’en ajoutent bien d’autres. Cette énumération prouve qu’Igor Ovadis nous a à la fois aidé·e·s à approfondir notre connaissance de la littérature russe et a participé à inventer la dramaturgie d’ici, en créant, dans les deux répertoires, des personnages attachants et excentriques, étonnamment charnels sans jamais cesser d’être poétiques.
 
Cet hommage ne serait pas complet si je ne mentionnais pas l’apport de cet artiste immense à la formation des acteur·trice·s du Québec à titre de professeur au Conservatoire d’art dramatique de Montréal. J’ai d’ailleurs nommé tout à l’heure quelques-un·e·s de ses ancien·ne·s étudiant·e·s avec qui il collabore toujours. Il vient d’ailleurs de prendre une retraite méritée de son poste de professeur de jeu après avoir passé une trentaine d’années à y enseigner. Quelle chance ont eu ses étudiant·e·s de pouvoir apprendre auprès d’un tel maître!
 
Je vais terminer mon allocution par la fin en y allant d’informations biographiques plus générales. Né à Kiev, en Ukraine, en 1952, Igor Ovadis étudie à l’École supérieure d’art dramatique, de musique et de cinéma de Leningrad de 1969 à 1973. Il travaille sur les scènes grandes et petites de l’Union soviétique avant de s’installer à Montréal en 1990. À partir de là, tout son parcours est celui d’un artiste inspirant qui a su se faire une place dans le milieu sélect du théâtre à force de travail et de fantaisie, tout en conservant une hauteur de vue et des exigences artistiques élevées. Mais cher M. Ovadis, vous avez aussi su démontrer la flexibilité qu’il fallait comme acteur pour gagner votre vie. C’est ce qui vous a permis d’aborder de manière personnelle tant de formes et de répertoires. En vous accueillant comme membre honoraire, la SQET désire reconnaître votre apport à votre milieu théâtral d’adoption mais aussi votre engagement dans cette communauté, sans lequel le terme « diversité » resterait un vain mot. En terminant, au nom de la SQET, je vous remercie, Monsieur Ovadis, de tout ce que vous avez accompli pour le théâtre du Québec!
 
Hervé Guay 

Lucie Robert (2025)

Aujourd’hui, la Société québécoise d’études théâtrales accueille Lucie Robert comme membre honoraire. Elle confirme son apport incomparable à nos champs de recherche. Ce n’est pas sans me sentir de nouveau intimidé, par l’ampleur de ses accomplissements, que j’accepte, avec ce discours, d’en être votre témoin et porte-parole.
 
J’aurais aimé être physiquement avec vous au Saguenay, pour la teneur symbolique d’honorer ici même cette femme, native de Jonquière, devenue une grande professeure. Je rédige ces mots entre deux contrats, à titre de chercheur pigiste pour le milieu théâtral et chargé de cours. Je travaille avec passion dans ses traces, en analyse de textes dramatiques et en histoire québécoise du théâtre. Je l’ai connu à l’âge de 20 ans dans son cours de Dramaturgie québécoise, à l’hiver 2005… J’étais très impressionné par elle, par sa prestance et par son érudition! Elle a ensuite été ma directrice de maîtrise puis ma directrice de doctorat, jusqu’à ma soutenance, en 2015. C’est pendant ma rédaction de thèse que j’ai commencé à découvrir ses travaux et que j’ai lu le livre issu de sa propre thèse, L’institution du littéraire au Québec. Ce livre demeure fondateur pour penser et mettre en récit notre histoire culturelle d’un point de vue sociologique québécois.
 
Sociologue de la littérature cosignant le collectif La littérature comme objet social (2018), Lucie Robert est aussi une grande historienne. Elle a collaboré à d’immenses chantiers, notamment ceux des ouvrages en plusieurs tomes La vie littéraire au Québec et le Dictionnaire des œuvres littéraires du Québec, en plus de nombreux autres ouvrages de référence aux vertigineuses ambitions d’exhaustivité. Ces connaissances extensives et ce souci d’avoir tout lu ou inventorié sont rares et admirables en soi.
 
Mais Lucie Robert ne s’y limite pas. Elle assume sa responsabilité institutionnelle à 100 %. Elle choisit stratégiquement des sujets sur lesquels elle publie également des analyses ou des observations théoriques d’une grande densité. L’institution, c’est aussi nous, dans toutes nos recherches, dès les toutes premières prises de parole publiques, dès nos toutes premières sélections d’œuvres à étudier, alors que nous sommes en si petit nombre! Voilà une leçon qu’elle a su me faire comprendre… non sans une certaine résistance de jeunesse de ma part! Pour elle, consacrer un livre à la pièce en un acte dans le premier tiers du 20e siècle, par exemple, répond à un besoin de nuancer les éloges de la modernité des œuvres choisies comme fondatrices du répertoire national. Cette chercheuse a aussi choisi de contribuer à une historiographie de la place des femmes dans le milieu théâtral et en littérature dramatique par des travaux de longue haleine, qui infléchissent le grand récit des figures paternelles. Je me limite à deux exemples : sa recherche sur la carrière d’autrice d’Yvette Ollivier Mercier-Gouin et sa brillante analyse transversale, sur le « passeur de récit » chez Carole Fréchette.
 
Elle est aussi une vulgarisatrice exemplaire et une pédagogue efficace pour défendre ce qui lui tient à cœur. Son court texte pour la revue Jeu « Théâtre et féminisme au Québec » (2005) en est un bon exemple. Avec sa grande concision, il demeure un outil pertinent en classe 20 ans plus tard. Je retiens cette phrase qu’elle me répétait pendant ma rédaction de thèse : « Trop d’arbres cachent la forêt. » Faire très long peut diluer l’essentiel et le rendre invisible. Les publications les plus fortes de Lucie Robert pour leur teneur théorique sont aussi très concises. Je pense en particulier à deux courts textes de théorie du vernaculaire dans la dramaturgie québécoise, « La langue du théâtre » en 1997 et, celui au titre fameux, « La langue est la métaphore de l’histoire », en 1998. Malheureusement, la version initiale longue (et néanmoins brillante) de ces travaux a seulement été éditée en langue anglaise, en 1995.
 
Parmi les exploits de Lucie Robert, notons sa couverture de l’actualité de la littérature dramatique grâce à la chronique qu’elle a tenue à la revue universitaire Voix et Images pendant plus de trente ans, de 1985 à 2021. C’est dire à quel point elle a été fidèle à la dramaturgie tout au long de sa carrière universitaire. Depuis son intronisation comme historienne à la Société des Dix, elle continue aussi, pour notre plus grand plaisir, de publier abondamment en histoire du théâtre.
 
En terminant, je peux témoigner du fait que non seulement Lucie Robert fut une professeure exceptionnelle, structurée et structurante, mais aussi une des plus grandes chercheuses en théâtre que le Québec ait connu. À titre personnel, je tiens à dire que ses grandes idées, théoriques, son engagement à l’égard de la profession universitaire, son intégrité et sa sensibilité continuent de m’inspirer. Je crois d’ailleurs que si la SQET l’honore aujourd’hui, c’est que nous sommes tous·te·s convaincu·e·s qu’elle est susceptible d’en inspirer beaucoup d’autres et qu’elle constitue un modèle en particulier pour ceux et celles qui arrivent aux études théâtrales par le biais de la littérature. Merci, Lucie, pour tout ce que tu as fait pour les études théâtrales!

Francis Ducharme

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Prix et bourses

Prix du/de la chercheur·se émergent·e

Chaque année, la Société québécoise d’études théâtrales décerne le Prix du/de la chercheur∙se émergent∙e en études théâtrales. Ce prix est offert, alternativement, à l’autrice ou l’auteur de la meilleure thèse de doctorat ou du meilleur mémoire de maîtrise ayant été soutenu au cours des deux années précédant (et incluant) l’année d’attribution du prix.

Nous sommes très heureux·se·s d’annoncer que la SQET décerne, cette année, ce prix à Emmanuelle Jetté pour son mémoire ayant pour titre Incarner une pensée féministe au théâtre : un geste de création inspiré des formes théâtrales du Teatro x la idendidad. Les membres du jury tiennent à souligner sa contribution à l’enrichissement de la discipline et à la construction de nouveaux imaginaires inclusifs. Son projet de recherche-création, s’intéressant au modèle de l’association théâtrale argentine Teatro x la Idendidad, nourrit les réflexions féministes dans le domaine, notamment en explorant comment le female gaze peut venir fertiliser la forme théâtrale. Ses déplacements sur le terrain – qui lui ont permis de rencontrer les artistes de la compagnie, de mener des entrevues et d’effectuer des recherches au regard de leurs archives de création – témoignent d’un travail d’envergure, d’une grande curiosité intellectuelle et d’une sincère ambition créatrice. Le mémoire, articulé autour de différents pôles (l’esthétique du regard, la souveraineté du corps, la puissance des affects), fait preuve d’un contenu approfondi, nuancé, sensible ainsi que d’une rigueur remarquable.

Le comité tient aussi à souligner ses nombreux engagements tout au long de ses études de maîtrise s’étant déroulées sur près de cinq années. Que ce soit en tant que jeune dramaturge au FTA, assistante de recherche, membre de différents regroupements, féministe engagée ou grande voyageuse, ses expériences ajoutent à la qualité de son parcours et de sa contribution dans le domaine.
 

Bourse d’appui de projets de recherche-création ou de mobilité

La SQET a également le bonheur d’annoncer que Pierre-Olivier Gaumond remporte une bourse d’appui. Celle-ci vise à soutenir des projets de mobilité et/ou de recherche-création. Cette bourse est d’une valeur de 250$ ainsi qu’une adhésion à la SQET pour l’année en cours pour les lauréat·e·s qui ne sont pas encore membres (40$).

Nous avons été sensibles à son projet de mobilité qui l'amènera à participer au colloque Assemblages et collaborations de l’Association des professeurs des littératures acadienne et québécoise de l'Atlantique (APLAQA), en octobre prochain, à l’université Mount Allison au Nouveau-Brunswick. Sa communication, interrogeant deux itérations de la figure mythique de Faust en fonction d’un texte dramatique et d’un spectacle co-écrit par douze écrivain·e·s de la francophonie, représentera une contribution pertinente et originale à l’événement. Ce colloque sera certainement l’occasion d’élargir son réseau en plus de faire rayonner les pratiques dramaturgiques québécoises à l’extérieur de la province. Nous lui souhaitons un bon séjour au Nouveau-Brunswick et nous avons hâte d’entendre parler de son expérience et de ses travaux, notamment via les actes du colloque à venir.

La SQET félicite Emmanuelle Jetté et Pierre-Olivier Gaumond et les encourage vivement à contribuer à l’avancement de la recherche théâtrale québécoise!

Prix André G. Bourassa 

Le prix André G. Bourassa récompense la meilleure communication ou démonstration présentée dans le cadre du colloque de la SQET. Nous sommes très heureux·se·s d’annoncer que la SQET décerne, cette année, ce prix à Carole Nadeau pour sa conférence-performance ayant pour titre L’en-semble du corps atmosphère.

Sa proposition restituait parfaitement l’engagement que nécessite une recherche-création, autant sur le plan de la pensée que de l’action. Ce sentir-penser s’est d’abord transmis dans une prise de parole où la question du parcours de vie s’enlaçait à une démarche de réflexion, où le corps faillible et en devenir générait une problématique d’expérimentation. Les données techniques, le contexte réflexif et l’objectif général d’un corps atmosphérique furent présentés avec clarté, préparant l'écoute du public pour la deuxième partie. En articulant la dimension technologique du dispositif aux qualités sensibles du corps et à la notion d’atmosphère, elle a offert une expérience immersive où l’audience n’était pas seulement témoin, mais partie prenante d’un « être ensemble ». Les images puissantes de la performance ont témoigné d’un savoir incarné et d’une grande générosité. Sa présence scénique, la cohérence entre l’œuvre et le propos explicatif ainsi que la qualité des échanges post-performance ont démontré une parfaite adéquation entre vulnérabilité et rigueur.

***

Parallèlement à ce prix, il nous apparaît incontournable d’offrir également une mention spéciale afin de souligner la très grande qualité d'une autre présentation s’étant affirmée comme un réel coup de cœur pour les membres du jury. Il s'agit de la communication de Sarah Poole et Marie-Eve Skelling Desmeules, intitulée Apprendre ensemble au sein de la formation professionnelle en arts du cirque. Perspective de recherches croisées.

Leur présentation s’est distinguée par le caractère novateur de la recherche et la rigueur de la contextualisation de la question abordée, conjuguant de manière équilibrée complexité théorique et expérience pratique. La « gravité » du sujet, explorant à la fois des dimensions philosophiques et physiques, témoigne d’une ambition scientifique rare et hautement pertinente pour l’avenir des arts du cirque. La richesse de leurs perspectives croisées et la pertinence du vécu professionnel de Sarah ont donné à cette communication une profondeur particulière, admirablement soutenue par une structure claire et une répartition équilibrée entre les deux présentatrices. Le dynamisme et la cohérence de leurs propos, ainsi que la capacité à générer un vif intérêt auprès du public, ont permis de prolonger la réflexion bien au-delà du temps de présentation, illustrant la portée et la résonance de leur travail. Le comité tient à souligner la qualité de l’organisation, la clarté des échanges et la générosité de leurs réponses, qui ont fait de cette première communication à la SQET pour Sarah une contribution remarquable et prometteuse.

Au nom du comité de sélection et de la Société québécoise d’études théâtrales, nous félicitons sincèrement Carole Nadeau, Sarah Poole et Marie-Eve Skelling Desmeules et nous les encourageons vivement à continuer de contribuer à l’avancement de la recherche théâtrale québécoise!

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Assemblée générale annuelle

Société québécoise d’études théâtrales
Vendredi 6 juin 2025, 11h45
En personne : Grand atelier, UQAC
En ligne

Lien de connexion : disponible sur TheatreAgora.ca

Ordre du jour

1.     Nomination d’un·e président·e et d’un·e secrétaire d’assemblée  

2.     Adoption de l’ordre du jour

3.     Adoption du compte rendu de la dernière AG (tenue le 6 juin 2024)

4.     Rapport moral par le président, Hervé Guay

5.     Rapport financier par le trésorier, Alexandre Gauthier

6.     Adhésions

7.     Bilan des activités par un·e représentant·e des 4 axes 

a.     Axe « Théâtre et formation »

b.     Axe « Recherche-création »

c.     Axe « Théâtre québécois d’hier et d’aujourd’hui »

d.     Axe « Théorie et critique »  

8.     Groupe de recherche SQET50

9.     Prix de la SQET

10. Bibliothèque académique

11. TheatreAgora.ca

12. Rapport de la direction de Percées

13. Élection des membres du conseil d’administration pour 2025-2026

14. Varia

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Prix du/de la chercheur·se émergent·e et bourses d'appui

Étudiant·e·s de deuxième et de troisième cycles, à vos agendas! Vous avez jusqu'au 15 avril 2025 pour participer à nos concours de bourses. Cet hiver, la SQET remettra le prix du/de la chercheur·se émergent·e ainsi que des bourses d'appui.

Prix du/de la chercheur·se émergent·e en études théâtrales

Chaque année, la Société québécoise d’études théâtrales décerne le Prix du/de la chercheur∙se émergent∙e en études théâtrales. Ce prix est offert, alternativement, à l’autrice ou l’auteur de la meilleure thèse de doctorat ou du meilleur mémoire de maîtrise ayant été soutenu au cours des deux années précédant (et incluant) l’année d’attribution du prix. Cette année, la SQET décernera ce prix pour le meilleur mémoire de maîtrise ayant été soutenu en 2023, 2024 ou au début 2025.

Vous avez jusqu’au 15 avril pour soumettre un dossier de candidature à l’adresse info.sqet@gmail.com. Le prix sera décerné lors du prochain colloque.

Possibilités de bourses d’appui

Chaque année, la Société québécoise d’études théâtrales offre des possibilités de bourses d’appui d’une valeur de 250$ ainsi qu’une adhésion à la SQET pour l’année en cours pour les lauréat·e·s qui ne sont pas encore membres (40$). Ces bourses d’appui visent à soutenir des projets de mobilité et/ou de recherche-création.

Vous avez jusqu’au 15 avril pour soumettre un dossier de candidature à l’adresse info.sqet@gmail.com.
 
Pour plus d’informations sur les bourses, les éléments du dossier à soumettre et les critères d’évaluation, consultez notre site Web.

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Prix Jean-Cléo Godin

Le dernier prix Jean-Cléo Godin de l'Association canadienne de la recherche théâtrale (ACRT), qui récompense chaque année le meilleur article savant de langue française, a été remis à Francine Alepin pour son excellent article « Dire/performer le poème : enjeux dramaturgiques et corporéités au théâtre », paru dans le numéro double 7-8 de notre belle revue Percées!

Cet article aborde les enjeux dramaturgiques et interprétatifs du dire du poème au théâtre, en se penchant sur l’analyse esthétique et corporelle de la poésie en scène. En s’appuyant sur une recherche-création interdisciplinaire (danse, littérature et théâtre) à laquelle elle a participé, Francine Alepin offre une minutieuse analyse de trois performances mettant en scène un texte poétique en le dramatisant et montre comment l’interprète cherche l’incorporation globale du texte, de la voix et du corps. L’autrice propose notamment une approche de la corporéité des comédiennes à partir de la méthode de l’OAM (observation-analyse du mouvement) développée en danse, ce qui constitue une contribution originale à la compréhension de la corporéité mise en jeu dans la poésie théâtralisée en scène. Le jury souligne la rigueur de la démarche d’analyse, la clarté et la précision du propos ainsi que l’intérêt que présente le domaine de recherche exploré dans cet article, domaine encore trop peu développé dans les études théâtrales. Un immense bravo, Francine! 

Pour (re)lire ce superbe article, c'est par ici.

Soulignons également la mention spéciale décernée à nos collègues Nicole Nolette et Maxime Batiot pour le chapitre « L’écriture-paysage d’Evelyne de la Chenelière », paru dans l'ouvrage Théâtre et Nouveaux matérialismes (dir. Hervé Guay, Jean-Marc Larrue et Nicole Nolette) issu de notre colloque éponyme de 2019! Ci-bas, un appel à candidatures pour les prochains prix de l'ACRT, y compris le prix Jean-Cléo Godin.


Prix d'excellence 2025 de l'ACRT


Chaque année, l'ACRT récompense les réalisations de ses membres et de non-membres, en décernant quatre prix reconnaissant la contribution d’œuvres méritoires dans le domaine de la recherche sur l’art dramatique, le théâtre et la performance dans ce qui est actuellement connu comme le Canada. Nous invitons les membres de l’ACRT et les non-membres à soumettre la candidature d’une de leurs œuvres ou d’œuvres d’autres personnes. Les œuvres publiées par de petites maisons d’édition, par des revues moins connues ou par des revues non canadiennes sont particulièrement bienvenues. Les autrices et auteurs n’ont pas besoin d’être membres de l’Association.
 
Veuillez faire parvenir par courriel vos candidatures au coordinateur des prix à l’adresse catrscholarlyawards2@gmail.com au plus tard le 3 février 2025. Les dossiers de candidatures doivent inclure le nom des autrices ou auteurs (ou des responsables de la publication dans le cas d’ouvrages collectifs), le titre de l’œuvre ainsi que le titre et le numéro de la revue ou le nom de la maison d’édition, selon les cas. Il n’est pas nécessaire qu’une deuxième personne appuie la candidature ni de fournir des documents complémentaires.
 
Prix Jean-Cléo Godin : Nommé en l’honneur d’un des cofondateurs de l’ACRT et de la SQET, le prix reconnaît une œuvre de mérite rédigée en français. Il est attribué chaque année au meilleur article savant ou au meilleur article sur la recherche-création dans le domaine de l’art dramatique, du théâtre et de la performance, dans ce qu’on connaît actuellement comme le Canada. L’article doit être paru en version papier ou électronique en 2024.

Prix Richard Plant :
Nommé en l’honneur d’un des cofondateurs de l’Association, ce prix est remis chaque année au meilleur article savant de langue anglaise dans le domaine des études sur l’art dramatique, le théâtre et la performance, dans ce qu’on connaît actuellement comme le Canada. L’article doit être paru en version papier ou électronique en 2024.

Prix Ann Saddlemyer :
Nommé en l’honneur d’une des cofondatrices de l’Association, le prix Ann Saddlemyer récompense le meilleur livre publié en anglais ou en français, au cours d’une année. Le livre gagnant doit normalement constituer une contribution importante aux études sur l’art dramatique, le théâtre et la performance, dans ce qu’on connaît actuellement comme le Canada. La monographie doit avoir été publiée en 2024.
 
Prix Patrick O’Neill : Nommé en l’honneur d’un éditeur respecté ayant contribué significativement à l’Association, le prix Patrick O’Neill est remis chaque année au meilleur ouvrage collectif, publié en français ou en anglais, dans le domaine de la recherche sur l’art dramatique, le théâtre et la performance, dans ce qu’on connaît actuellement comme le Canada. Le prix est décerné en alternance à une anthologie de pièces de théâtre et à un recueil d’essais. Cette année les anthologies de pièces de théâtre publiés en 2023 ou en 2024 sont admissibles.

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