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Appel à contributions | Colloque SQET 2024

Arts vivants, écologie, politique : fabriques d’un nouveau relationnel

Colloque international 

Présentation
« Nous sommes tous une seule et même vie » avance le philosophe Emanuele Coccia dans un entretien accordé à Nicolas Truong (2023, p. 23), rappelant que ce n’est qu’en reconnaissant que tous les êtres vivants, quelle que soit leur espèce, participent de cette vie commune qui n’a de cesse de « produire des formes différentes sans changer sa substance » (Id.), qu’une véritable « politique planétaire et écologique peut être fondée » (Id.). Cette pensée trouve écho chez Andreas Weber qui, dans les pages introductives de son essai Invitation au vivant : Repenser les Lumières à l’âge de l’Anthropocène (2021), écrit : « L’heure est à repenser la relation qu’entretiennent les humains avec ce que l’on appelle communément la nature, en considérant tous les êtres comme les participants à un foyer commun de matière, de désirs et d’imagination, dans une économie de transformations métaboliques et poétiques » (p. 7). Dans cet ouvrage, l’auteur s’attache notamment à (re)penser l’expérience et la connaissance humaines à l’aune des interrelations multiples qui nous inscrivent au cœur d’un monde partagé avec l’ensemble du vivant. Cette reconnaissance d’un rapport inséparé, inextricable et poreux avec les diverses composantes des milieux que nous habitons – et qui, eux-mêmes, nous habitent et nous traversent – trouve fortement écho dans la pensée de nombre de philosophes mais aussi d’auteurs, d’autrices et d’artistes de la contemporanéité dont ceux et celles issu.es des peuples autochtones qui, de diverses façons, mettent à mal la division héritée des Lumières entre « nature » et « culture », entre humain et autre qu’humain. Pour plusieurs, cet ébranlement des séparations usuelles, noué à une reconfiguration des rapports interspécifiques et à un déplacement de nos modalités attentionnelles, participe d’un agir politique (Despret, 2019; Morizot, 2020; Macé, 2022). Mettre en œuvre cette délocalisation et cette réinvention revient ainsi, chez Maylis de Kerangal et Vinciane Despret, notamment, à « fabrique[r] de nouveaux récits » (2020, p. 17). Ces élaborations – textes, discours, œuvres et pratiques artistiques mais aussi postures attentionnelles et « styles de vie » (Macé) – mettent en marche des façons de reconsidérer et de métamorphoser ce qui, du monde vivant et de nos environnements partagés, est pris en compte. Les chercheuses écrivent : « [M]ultiplier des récits qui multiplient des mondes, c’est renouveler et modifier notre attention à nos milieux de vie, à ce qui les nourrit, à ce qui y circule et s’y rencontre, à ce qui en fait l’inventivité, la beauté, à tout ce qui les peuple : c’est agir politiquement sur le monde » (Id.).

Dans le champ des arts vivants, nombre d’artistes, aujourd’hui, s’attachent à questionner, explorer ou mettre en œuvre ces « nouveaux récits », opérant divers entretissages entre conduite artistique, écologie (au sens premier d’une cohabitation dans/avec un milieu) et politique. En ce sens, la vision du monde autochtone nous apparaît particulièrement pertinente et foncièrement écologique, car, comme le souligne Guy Sioui Durand (2020), les œuvres des artistes autochtones s’inscrivent géopolitiquement dans les mouvements non seulement de revendications des territoires usurpés mais comme luttes écologiques. Ces diverses formes de maillage se rencontrent dans plusieurs œuvres et pratiques actuelles, faisant ressortir des enjeux tout autant éthiques qu'esthétiques. Par exemple, dans la pièce Histoire sociale du béluga, de Maryse Goudreau (2016), élaborée à partir de verbatim d’assemblées parlementaires, se pose la question de notre relation avec le mammifère marin et celle des orientations gouvernementales ayant mené à son actuel risque d’extinction. Dans Mokatek et l’étoile disparue de Dave Jenniss (2018), les langues wolastoqiyik et abénakise, retrouvées, permettent à l’enfant de nommer la lune, les pierres, les animaux, et de renouer avec ces entités des réciprocités significatives. Dans Branché, les artistes des compagnies circassiennes Acting for Climate et Barcode explorent à travers le geste, entre effondrements répétés et reconstruction, diverses formes de (re)connexion et d’attention à l’autre-qu’humain et à l’environnement – rochers, bosquets, arbres, oiseaux (2021). Pensons également ici à la démarche de l’artiste-chercheuse Camille Renarhd qui, dans Sous mes paupières, vers les abeilles (2022), élabore sur le temps long une rencontre chorégraphique et sonore avec des abeilles. Souvent déployées à l'extérieur, in situ, ces créations peuvent aussi investir et affecter des environnements intérieurs. C'est le cas par exemple avec l'installation chorégraphique We Move Together Or Not At All de Sasha Kleinplatz (2022) où une petite serre translucide occupe la salle de spectacle Montréal, arts interculturels (MAI) et accueille diverses liaisons "anthro-végétales", les plantes étant maintenues en vie par l’activité thermodynamique des performeur·euses qui se relaient dans la serre et, en dansant, créent de la sueur et de la condensation. Qu’elles mobilisent des cohabitations imaginées – le texte comme espace de connectivités inventées ou resémiotisées – ou effectives – la scène partagée avec d’autres matérialités –, ces œuvres et ces pratiques, chacune à sa manière, pourraient-elles contribuer à ce que nous appelons les « fabriques d’un nouveau relationnel »? Ce colloque, dans la foulée de recherches récentes menées au Québec, notamment par le groupe de travail interdisciplinaire « AVEQc - Arts vivants et écologie au Québec (SQET) », « CIRCA - Chantiers indisciplinés de recherche-création en art » (Lantiss/Université Laval), et « Dramaturgie sonore » (UQAC), et sous l’impulsion des recherches conduites en France, en particulier avec les travaux de Frédérique Aït-Touati et Bérénice Hamidi-Kim (2019), de Flore Garcin-Marrou (2019), de Julie Sermon (2018, 2021, 2023) ou de Marie Bardet, Joanne Clavel et Isabelle Ginot (2019), portera sur ces possibles « fabriques ».

Objectifs
Ce colloque vise à réfléchir aux modalités de création, d’analyse et de réception des œuvres ou des démarches qui, en arts vivants, mobilisent diverses « politiques d’interdépendance » (Morizot, 2020) ou de coprésence avec/dans l’environnement. Il fait suite aux journées d’études Avec l’autre qu’humain : penser, agir, écrire les coprésences (UQAM, Figura, 2022) et Le théâtre atmosphérique : écologie d’un nouveau relationnel (Université Laval, CRILCQ, 2023). Il prolonge également les réflexions qui se déplient dans les dossiers « De la possibilité de nos cohabitations » (Cahier ReMix, 2022) et « Écodramaturgies » (Percées, à paraître). Déjà présente en filigrane ou de façon marquée dans ces rencontres et parutions, la question du politique se posera ici comme la source vive et le cœur des échanges.  

Les sujets abordés pourront toucher aux aspects théoriques, pratiques, méthodologiques, esthétiques ou éthiques liés au maillage des arts vivants, de l’écologie et du politique. Les propositions se rattacheront à l’un des trois axes suivants : « Porter attention », «Ensauvager les gestes et les pensées », « Agir et être agi ».

Axes

PORTER ATTENTION
Explorer, analyser ou mettre en œuvre les « fabriques d’un nouveau relationnel » invite à une reconfiguration de nos pratiques d’attention. C’est ce qu’avance Vinciane Despret qui, dans Habiter en oiseau (2019), propose un déplacement et une accentuation de nos praxis et politiques attentionnelles, qu’elle relie au geste d’accorder de l’importance aux diverses présences (souvent reléguées à l’imperceptible ou à ce que nous ne remarquons pas) avec lesquelles nous cohabitons. Interrogeant nos dynamiques de cohabitation et d’interdépendance avec un ensemble de subjectivités possibles, les contributions réunies sous cet axe exploreront comment, à l’heure d’une « crise de l’attention » (Citton, 2018) se modulent en arts vivants de nouvelles pratiques attentionnelles, lesquelles participent d’une reconfiguration de nos manières d’être en relation avec l’environnement. Les propositions pourront aussi mettre de l’avant comment ces relations contribuent à l’émergence de nouveaux modes de création artistique et de pensée. Seront abordées, questionnées ou mises en pratique, ici, les potentialités mais également les limites de ce « déplacement des seuils qui commandent ce qui mérite notre attention » (Morizot, 2020, p. 26). L'agentivité ou la « bioperformativité » de l'autre qu'humain, entendue comme une potentialité à générer des effets, des affects et des significations dans un environnement donné (Woynarski, 2020) pourra notamment être investie sous cet axe. Or, porter attention à ces formes d'agentivité invite également à reconnaître que celles-ci se rattachent à des systèmes de savoirs qui précèdent les pratiques et discours euro-occidentaux. Comme l'écrit Nayla Naoufal, prenant appui chez Rosiek, Snyder et Pratt (2019), « Il est primordial de souligner – et de continuellement rappeler – que l’agentivité n’est pas une découverte des discours euro-occidentaux et des personnes qui les portent. Le fait que le monde est sensible et doué de vie est présent dans les cosmologies et les systèmes de savoirs des peuples autochtones depuis toujours » (2022). Soin, concernement, réciprocité, sont au cœur de ce corpus vivant d'œuvres, de pratiques et de savoirs. Porter attention, ici, c'est aussi dialoguer avec « ces peuples avec lesquels nous partageons des devoirs de réciprocité en tant que citoyens et citoyennes de territoires partagés » (Todd, 2016, p. 17). 

ENSAUVAGER LES GESTES ET LES PENSÉES
Pour évoquer l’art autochtone, Guy Sioui Durand met régulièrement de l’avant le principe de l’Ohterah’, mot wendat qui exprime une indivisibilité entre les conceptions de la vie et de l’imaginaire, du temps et de l’espace. De même, devant certains mouvements artistiques qui se réapproprient leurs langues en dormance, il parle d’une vision d’« ensauvagement » qui participe au renouvellement des relations (2017). Notre responsabilité écologique, comme le suggère Marielle Macé, consiste aussi à faire entendre de façon non discriminante ce monde vivant parlant en déliant des langues pour retendre et renouer des fils entre les vivants (2022). Cette écriture du vivant pourrait alors se déployer à même le terrain, devenu un « indispensable territoire d’errement » (Clément, 2004). Cet axe propose ainsi d’évoquer ou de montrer des gestes artistiques qui cherchent à déjouer des fixations identitaires en créant une poétique expérimentale et au grand air des corps pluriels (Despret, 2018, p. 16), à contacter une écologie imprédictible inaugurant un rapport au monde vivant plus aventureux (Morizot, 2018), à supporter l’instabilité et la fluidité de nos relations avec d’autres formes de vie (Macé, 2019), à laisser le paysage devenir l’auteur de l’œuvre (Naoufal, 2020), ou encore à ensauvager la pensée critique par la puissance du rêve pour y maintenir vivaces toutes les formes de vie (Sioui Durand, 2020).

AGIR ET ÊTRE AGI
Michel Bernard, philosophe de la danse, considère le corps « comme un réseau matériel et énergétique mobile et instable de forces pulsionnelles et d’interférences d’intensités disparates et croisées » (2002-2004, p. 525). Cette conception du corps agi par et agissant sur son environnement ouvre sur une nouvelle tendance : celle de la production d’une atmosphère. Inassignable, difficile à saisir et à décrire, à savoir si l’émanation émerge des objets et environnements ou « des sujets qui en font l’expérience » (Böhme, 2018, p. 26), son pouvoir agissant n’en est pas moins prégnant. Le corps s'y trouve interpellé de manière décisive, inhabituelle, renouvelée. « Cette émersion en nous de sensations internes éveillent ou réveillent, par la rémanence de la mémoire inconsciente, une activité nouvelle » (Andrieu et Bernard, 2014, p. 14). Cet axe sera l’occasion d’aborder des expériences agissantes entre les propriétés environnementales et les états humains. Sont ici convoquées les propositions offrant une réflexion ou une praxis néomatérialiste (Bennett, 2010; Guay, Larrue et Nolette, 2023), écosomatique (Clavel, Ginot et Bardet, 2019) ou atmosphérique (Bille, Bjerregaard, Sørensen, 2015), invitant à scruter les nouvelles stratégies, mais aussi les gestes, lieux, états de ces fabriques écologiques et leurs impacts sur les conditions spectatorielles. Les détournements perceptifs qui remobilisent une conscience corporelle, ou encore le chevauchement des espaces et des sensations qui dynamisent voire politisent les enjeux relationnels vers un autrement du corps seront ici appréhendés.

Formats des contributions 
L’activité réunira des chercheur·es, des artistes-chercheur·es et des étudiant·es de 2e et 3e cycles. Elle accueillera à la fois des démarches de recherche et de recherche-création. Tous les champs des arts vivants peuvent être investis: théâtre, danse, performance, mime, arts du cirque, poésie performative.

Dans chacun des axes, les contributions pourront prendre la forme de communications, de performances, d'essais performatifs (20 minutes) ou d'ateliers (1h30). 

Merci de spécifier la forme choisie dans votre proposition.

Lieux et dates du colloque
L'événement se déroulera à l'Université Laval (Québec) du 5 au 7 juin 2024.

Dans un esprit d’amitié et de solidarité, l’Université Laval rend hommage aux Premiers Peuples de ces lieux. Étant à la croisée du Nionwentsïo du peuple Huron-Wendat, du Ndakina du peuple Wabanaki, du Nitassinan du peuple Innu, du Nitaskinan du peuple Atikamekw et du Wolastokuk du peuple Wolastoqey, nous honorons nos relations les uns avec les autres (Université Laval, 2021).

Dates pour soumettre les propositions
Les propositions (250 mots) sont attendues pour le 15 novembre 2023.
Prière d'inclure dans l'envoi vos noms, prénoms, statut et affiliation, et de donner un titre à votre proposition.

Veuillez faire parvenir vos soumissions et toute demande d'information à cette adresse : colloquesqet2024@gmail.com

Au plaisir de vous lire!

Comité organisateur
Carole Nadeau (Université Laval)
Claudia Blouin (Université Laval)
Jean-Paul Quéinnec (Université du Québec à Chicoutimi)
Catherine Cyr (Université du Québec à Montréal)
Véronique Basile Hébert (Université du Québec à Trois-Rivières)

Comité scientifique  
Carole Nadeau (Université Laval)
Claudia Blouin (Université Laval)
Jean-Paul Quéinnec (Université du Québec à Chicoutimi)
Catherine Cyr (Université du Québec à Montréal)
Véronique Basile Hébert (Université du Québec à Trois-Rivières)
Julie Burelle (University of California, San Diego)
Sylvain Schryburt (Université d'Ottawa)
Alix de Morant (Université Paul-Valéry Montpellier 3)
Eliane Beaufils (Université Paris 8)

Ce colloque est organisé par la Société québécoise d'études théâtrales (SQET) en collaboration avec le LANTISS, le CRILCQ, le CELAT et Figura.

Liste des références

AÏT-TOUATI, Frédérique et Bérénice HAMIDI-KIM, « Climats du théâtre au temps des catastrophes: penser et décentrer l'anthropo-scène », chantier no. 4, thaêtre. URL: https://www.thaetre.com/2019/07/06/4-climats-du-theatre-au-temps-des-catastrophes/

ANDRIEU, Bernard et Anaïs BERNARD, « L'art de s'émerser, Dispositifs immersants et dispositions intimes », dans ANDRIEU, Bernard [dir.] Arts immersifs, dispositifs & expériences, dans Figures de l'art, revue d'études esthétiques, 2014, n° 26, p. 13-30.

BARDET, Marie, Joanne CLAVEL et GINOT, Isabelle [dir.], Écosomatiques : penser l’écologie depuis le geste, Montpellier, Deuxième époque, Essais, 2018.

BENNETT, Jane, Vibrant Matter: A Political Ecology of Things, Durham, Duke University Press, 2010.

BERNARD Michel, « De la corporéité fictionnaire », dans Revue internationale de philosophie, 2002/4, n° 222, p. 523-534. URL : https://www.cairn.info/revue-internationale-de-philosophie-2002-4-page-523.htm

BILLE, Mikkel, P. BJERREGAARD, et SØRENSEN, T.J., « Staging atmospheres: Materiality, culture, and the texture of the in-between », dans Emotion, Space and Society, vol. 15, p.31-38, 2015.

BöHME Gernot, « L’atmosphère, fondement d’une nouvelle esthétique ? », dans Communications, 2018/1, n° 102, p. 25-49. URL : https://www.cairn.info/revue-communications-2018-1-page-25.htm 

CITTON, Yves, « De l'écologie de l'attention à la politique de la distraction », dans M. Dugnat (dir.), Bébé attentif cherche adulte(s) attentionné(s), Toulouse, Érès, p. 11-27, 2018.

CLÉMENT, Gilles, Manifeste du Tiers paysage, Rennes, Éditions du commun, 2004.

CYR, Catherine et Jonathan HOPE [dir], « De la possibilité de nos cohabitations » dossier des Cahiers ReMix, Observatoire de l’Imaginaire contemporain, n°17, 2022. URL : https://oic.uqam.ca/publications/publication/de-la-possibilite-de-nos-cohabitations

DE KERANGAL Maylis et Vinciane DESPRET, « Préface. Deux chercheuses sur le chemin des métamorphoses », dans HUSTAK Carla, MYERS Natasha [dir.], Le ravissement de Darwin. Le langage des plantes, Paris, La Découverte (Coll. « Les Empêcheurs de penser en rond »), 2020, p. 5-19.

DESPRET, Vinciane, « Préface » dans Baptiste MORIZOT, Sur la piste animale, Arles, Acte Sud, 2018.

DESPRET, Vinciane, Habiter en oiseau, Arles, Actes Sud, coll. « Mondes sauvages », 2019.

GARCIN-MARROU, Flore, « Théâtrologie des plantes ou Le plant turn du théâtre contemporain », dans « Climats du théâtre au temps des catastrophes: penser et décentrer l'anthropo-scène », chantier no. 4, thaêtre. URL: https://www.thaetre.com/2019/06/01/theatrologie-des-plantes/ 

GOUDREAU, Maryse, Histoire sociale du béluga, Escuminac, Éditions Escuminac, 2016. 

GUAY, Hervé, LARRUE, Jean-Marc et Nicole NOLETTE [dir.], Théâtre et nouveaux matérialismes, Montréal, PUM, 2023.

JENNISS, Dave, Mokatek et l'étoile disparue, Montréal, Éditions Hannenorak, 2018.

MACÉ, Marielle, Une pluie d’oiseaux, Paris, Éditions Corti, coll. « Biophilia », 2022.

MACÉ, Marielle, Nos cabanes, Lagrasse, Verdier, 2019.

MORIZOT, Baptiste, Sur la piste animale, Arles, Acte Sud, 2018.

MORIZOT, Baptiste, Manières d'être vivant. Enquêtes sur la vie à travers nous, Arles, Actes Sud, coll. « Mondes sauvages », 2020.

NAOUFAL Nayla, « Le paysage comme pédagogie : Danser Sápmi », dans Revue esse arts + opinions, n°98, 2020, p.60–67.

NAOUFAL, Nayla, "Polymorphic Microbe Bodies: une chorégraphie de soin imaginée par Hannah Sybille Müller et Erin Robinsong", L'Extension R&C, section "Récits de pratique", 2022. URL: https://percees.uqam.ca/index.php/fr/recit-de-pratique-article/polymorphic-microbe-bodies-une-choregraphie-de-soin-imaginee-par-hanna

ROSIEK, Jerry Lee, Jimmy SNYDER et Scott L. PRATT, « The New Materialisms and Indigenous Theories of Non-Human Agency: Making the Case for Respectful Anti-Colonial Engagement », Qualitative Inquiry, 2019, p. 1-16.

SERMON, Julie, « Les imaginaires écologiques de la scène actuelle: récits, formes, affects », dans Théâtre/Public, no. 229, 2018, p. 4-12.

SERMON, Julie, Morts ou Vifs : Contribution à une écologie pratique théorique et sensible des arts vivants, Paris, Éditions B42, 2021.

SERMON, Julie (dir.), « La condition écologique », dossier dans Théâtre/Public, no. 247, 2023.

SIOUI Durand, Guy, « Mémoire sauvage : art vert », dans Hervé Fischer [dir.], Art versus Société : soumission ou divergence, vol. 18, n°2, 2020.

SIOUI Durand, Guy, « Note de Place aux littératures autochtones de Simon Harel », dans Spirale, n°261, 2017, p. 59–61.

TODD, Zoe, « An Indigenous Feminist's Take on the Ontological Turn:‘Ontology’is Just Another Word for Colonialism genesis », Journal of Historical Sociology, vol. 29, no 1, p. 4-22, 2016. 

TRUONG, Nicolas, Les penseurs du vivant, Arles, Actes Sud, coll. « Les grands entretiens du Monde », 2023.

WEBER, Andreas, Invitation au vivant : repenser les Lumières à l'âge de l'anthropocène, Paris, Éditions du Seuil, 2021.

WOYNARSKI, Lisa, Ecodramaturgies : Theatre, Performance and Climate Change, London, Palgrave Macmillan, 2020.

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Appel à communications | CIÉF

Conseil International d’Études Francophones

Thème directeur du congrès de 2024 : Déclinaisons de l’altérité

Moncton, 24 au 28 juin 2024

L’édition 2024 du congrès du Conseil International d’Études Francophones se déroulera à Moncton, dans la province du Nouveau-Brunswick au Canada. Ville officiellement bilingue (français et anglais), la « capitale culturelle » de l’Acadie se trouve géographiquement au centre des provinces maritimes, riches d’une longue histoire francophone. En effet, les premières communautés françaises s’établissent en Acadie dès le début du 17e siècle. Mais, victimes des conflits qui opposent la Grande-Bretagne et la France, les Acadiens sont déportés vers les colonies américaines entre 1755 et 1763. Ceux qui ont survécu à la tragédie se réinstallent progressivement dans leur région natale ; plus tard, les Acadiens vont développer des institutions qui favorisent leur reconnaissance collective et culturelle.

Nous souhaitons orienter notre prochain congrès vers la notion d’altérité et l’étude de ses multiples expressions. Dans le contexte acadien, l’altérité est fortement marquée par la résistance et la résilience face à une Histoire douloureuse, mais à laquelle un renouveau culturel a offert une réplique admirable. Dans cette perspective, l’altérité est une notion par laquelle s’expriment les conflits et les tensions, mais qui invite aussi souverainement à la tolérance, à la conciliation, à la cohabitation des identités. Car étymologiquement, l’altérité est la reconnaissance de ce qui est autre, de la différence de l’autre. Notion structurante dans notre appréhension du monde, elle se décline sur le mode intimiste, familial, social, institutionnel, elle s’articule dans des contextes privés, culturels, politiques, etc. Centrale, elle place le sujet dans un rapport singulier à l’espace et au temps. Nulle subjectivité sans altérité, ni sujet sans autrui. Le congrès vous invite ainsi à penser les déclinaisons de l’altérité, à réfléchir à la manière dont l’altérité construit la littérature francophone, se construit dans leslittératures de la francophonie, et s’exprime sous l’angle complémentaire d’autres regards disciplinaires (cinéma, bande-dessinée, linguistique, langue, géographie, histoire, anthropologie, etc.).

Les propositions de sessions complètes ou de communications individuelles pourront aborder notamment les problématiques suivantes :

  • Identité et altérité, le soi et l’autre

  • Représentations subjectives

  • Rapports de force

  • Désir mimétique

  • Relation critique

  • Poétiques de la relation

  • Politiques relationnelles

  • Récits de voyage

  • Déplacements, traversées, exil, migration

  • Espace culturel

  • Figures de l’étranger, de l’immigrant, du métis

  • Transferts culturels

  • Conflits et interactions culturels, linguistiques

  • Sociabilité littéraire

  • Dialogisme, polyphonie

  • Rhétorique de la diversité, de l’exclusion, de la discrimination

  • Marginalité littéraire, institutionnelle

  • Expressions minoritaires

  • Palimpseste, intertextualité, transtextualité

  • Communauté, nation

  • Lieux de rencontre, seuils

  • Sociolinguistique et différence

  • Approches linguistiques, traduction, pédagogie

Afin d’encourager de manière interdisciplinaire le développement des études, de la recherche, et des publications portant sur la littérature, la langue, la culture, les arts et les sciences sociales dans tout le monde francophone, le CIÉF accueille chaque année à son congrès un large éventail de sessions regroupées sous ces catégories. Nous acceptons aussi des propositions dans lesquelles la francophonie est un facteur principe et qui permettront de rassembler les intervenants autour de problématiques d’actualité, sous les grandes catégories de LANGUE-CULTURE-LITTÉRATURE-HISTOIRE-PÉDAGOGIE.

Vous souhaitez participer à notre congrès en 2024 ? Il y a deux façons de faire des propositions sur un thème lié aux études francophones :

1. Proposer une session complète regroupant trois ou de préférence quatre communications autour d’un thème commun. Veillez à ce que le thème soit assez ouvert.

Les propositions doivent être soumises en ligne : https://secure.cief.org/wp/formsession/

Nous vous encourageons à réunir des communications autour d’un thème avec des collaborateurs membres du CIÉF ou encore à lancer un appel à communications qui paraîtra dans le Bulletin d’automne ainsi qu’ailleurs. Pour ce faire, il faut être membre en règle du CIÉF, c’est-à-dire avoir payé votre adhésion.

Date limite pour lancer un appel à communications dans notre bulletin : 30 septembre 2023. https://secure.cief.org/wp/formappel/

Date limite pour proposer une session complète : 15 novembre 2023.

Si vous souhaitez proposer une communication dans une session, veuillez contacter directement le/la président.e de session avant le 10 novembre 2023. Vous êtes priés de proposer votre communication dans UNE SEULE session.

2. Proposer une communication individuelle

Date limite pour proposer une communication individuelle : 15 novembre 2023.

Les propositions doivent être soumises en ligne : https://secure.cief.org/wp/formcommunication/

Les membres sont priés de ne soumettre qu’UNE proposition ; le cas échéant, la proposition faisant partie d’une session complète aura automatiquement priorité. Les propositions individuelles multiples ne seront pas considérées. Si votre proposition peut s’insérer dans une des thématiques proposées ci-dessus, veuillez indiquer la thématique pertinente entre parenthèses à la fin de votre proposition.

Par ailleurs, les membres dont les propositions sont acceptées doivent s’attendre à remplir l’office de président ou de secrétaire de session.

Pour faciliter la tâche des organisateurs, nous vous prions de consulter l’horaire provisoire sur le site Web dès le début du mois de février et prévenir le président (president@cief.org) uniquement dans le cas d’une impossibilité à accomplir cette tâche. Nous comptons sur votre collaboration et vous remercions d’avance. Pour obtenir des renseignements sur le CIÉF et son congrès, prière de consulter notre site web ou de communiquer avec le président du CIÉF, M. François Ouellet, (president@cief.org).

Pour en savoir davantage sur le CIÉF et sa revue Nouvelles Études Francophones (NEF), veuillez consulter notre site Web.

Le congrès est ouvert aux étudiants des cycles supérieurs. Le Prix Jeune Chercheur.e est décerné chaque année à la meilleure communication étudiante présentée lors du Congrès.

*Crédit photo : Eileen Lohka

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Appel à propositions | Theatreagora.ca

Organisez un atelier en ligne, une performance, un séminaire ou une conférence autonome sur Theatreagora.ca, l’espace de rencontre virtuel de l’ACRT et de la SQET!
 
Cet espace virtuel est disponible gratuitement pour les membres de l’ACRT et de la SQET qui organisent des événements dans n’importe quelle langue. Les avantages de l’organisation d’un événement sur TheatreAgora sont les suivants :

  • Une page d’accueil fiable et accessible pour l’information et l’accès aux événements

  • Promotions croisées bilingues pour les membres de l’ACRT et de la SQET

  • Assistance technique le jour de l’événement

  • Conseils pour trouver et financer des traducteur·trice·s et des interprètes (si nécessaire)

  • Archivage de l’événement consultable (à venir)

  • Réseautage avec des spécialistes du théâtre à travers le pays 

Pour toute question, veuillez envoyer un courriel à Jordana Cox, commissaire de Theatreagora.ca, à l’adresse info@theatreagora.ca, ainsi qu’une brève description (1 à 2 paragraphes) de votre idée, de la date ou des dates proposées et du format possible. Il est également possible d’envoyer une brève proposition orale ou de nous téléphoner, si vous le souhaitez. Les propositions seront acceptées au fur et à mesure, idéalement 4 à 6 mois à l’avance. Les propositions en plusieurs langues sont encouragées, mais ne sont pas obligatoires.

 

Call for Proposals: Theatreagora.ca 2023-24 Programming

 
Host an online workshop, performance, teach-in, or stand-alone conference on Theatreagora.ca, the virtual meeting place of CATR and SQET!


This virtual venue is available free-of-charge to CATR and SQET members hosting events in any language. Benefits of hosting an event on Theatreagora.ca include:

  • Reliable, accessible homepage for event information and access

  • Bilingual (French and English) cross-promotions to CATR and SQET members

  • Bilingual (French and English) day-of tech support

  • Advice on finding and funding translators (French-English/English/French) and interpreters (ASL/LSQ) if desired

  • Searchable event archive (coming soon)

  • Connections with incredible theatre scholars across the country 

Please email Theatreagora.ca Curator, Jordana Cox info@theatreagora.ca with any questions, and a brief (1-2 paragraph) description with your idea, proposed date(s), and possible format. Alternately, a brief phone call/oral proposal is possible, if preferred. Submissions will be accepted on a rolling basis, ideally 4-6 months in advance. Submissions that incorporate multiple languages are encouraged, but not required.

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Prix André G. Bourassa

Le prix André G. Bourassa récompense la meilleure communication ou démonstration présentée dans le cadre du colloque de la SQET. Nous sommes très heureux d’annoncer que la SQET décerne, cette année, ce prix à Mélodie Bérubé pour sa communication ayant pour titre Petit cahier de thérapie par l’art dramatique nourrissant le processus d’adaptation des nouveaux arrivants à une nouvelle culture.

Proposant un survol d’un outil pratique aux thérapeutes par l’art dramatique afin de soutenir le processus d’adaptation des nouveaux arrivants à une nouvelle culture, cette communication s’est démarquée par l’originalité du sujet, son intérêt social et le dynamisme de l’intervenante.

Venant tout juste de terminer sa maîtrise à l’Université Concordia en Thérapie par l’art dramatique (avril 2023), Mélodie Bérubé a présenté comment la pratique théâtrale, et toute la diversité d'expressions qu'elle offre – du théâtre d'objets au geste et au travail sur et avec la voix – peut accompagner et faciliter l'expérience transitionnelle de personnes nouvellement arrivées au pays.

Très bien structurée, la présentation était à la fois captivante, soignée et vivante en plus d’être appuyée par des illustrations variées d’une belle facture esthétique. Cette communication a ainsi combiné un contenu scientifique rigoureux et peu connu à une prestation tout à fait stimulante.  Le comité fut particulièrement impressionné par la qualité de la communication et l’aisance avec laquelle la candidate a présenté son travail portant sur un enjeu important et fortement d’actualité.

Au nom du comité de sélection et de la Société québécoise d’études théâtrales, nous la félicitons sincèrement et nous l’encourageons vivement à continuer de contribuer à l’avancement de la recherche théâtrale québécoise!

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Francine Chaîné, membre honoraire 2023

Hommage à Francine Chaîné

La Société québécoise d'études théâtrales est très heureuse et fière d'annoncer sa membre honoraire pour l'année 2023!

Par la remise d'un titre de membre honoraire, la SQET vise à souligner une contribution significative à l'évolution et au rayonnement de la scène artistique et/ou du milieu académique en théâtre au Québec.

Nous partageons aujourd'hui l'hommage réservé à Francine Chaîné, écrit et prononcé par notre chère collègue et amie Virginie Rouxel le 8 juin dernier.

Félicitations, Francine!

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Ottawa, 8 juin 2023 

Bonsoir à toutes et à tous,

Personnellement, j’ai rencontré Francine Chaîné, pour la toute première fois, en 2013, lors du colloque annuel de la SQET, qui avait lieu, cette année-là, à l’Université Laval. À l’époque, j’étais étudiante à la maîtrise en théâtre, et j’avais lu plusieurs de ses écrits. « Madame Chaîné » était, pour moi, une référence – ce qu’elle est toujours d’ailleurs –, mais, depuis, elle est aussi devenue une mentore, une collègue et une amie. C’est pourquoi je l’appellerai, à présent, Francine.

J’ai été invitée à prendre la parole aujourd’hui, pour participer à cette démonstration de reconnaissance amplement méritée, mais également pour vous parler d’elle et de son parcours. Il y aurait, évidemment, beaucoup à dire, mais en voici un aperçu.

En 1973, Francine complète un baccalauréat en arts visuels à l’Université Laval. Ainsi, dès le début des années 70, elle développe sa pratique artistique qu’elle maintiendra vivante pendant plus de 20 ans. Très tôt, ses œuvres, sculpturales, installatives et performatives, où elle se met souvent elle-même en scène, témoignent déjà d’une grande théâtralité. Rapidement, elle adopte également une posture réflexive. Elle questionne son travail, sa présence et le caractère évanescent et éphémère de ses œuvres. Elle cherche à rendre compte de ses expériences et de son processus de création. C’est donc en faisant de l’art qu’elle commence à écrire sur l’art.

À cette même période, en parallèle de sa pratique artistique, elle fonde, avec un collègue, un théâtre de marionnettes pour la jeunesse; et elle donne de nombreux ateliers, lors desquels elle exploite l’art marionnettique et le jeu dramatique, pour favoriser l’expression et la communication.

Elle séjournera aussi à Paris, où elle étudiera à l’école de mime Étienne Decroux. Et à la fin des années 70, à son retour au Québec, elle commence à travailler comme chargée de recherche et comme chargée de cours; ce qu’elle fera jusqu’au début des années 90, et ce, dans différentes universités, soit : à l’Université Laval, à l’Université du Québec à Montréal, à l’Université du Québec à Rimouski, à l’Université de Sherbrooke et à l’Université de Montréal. Ses cours portent sur le jeu, sur l’improvisation et sur la pédagogie artistique.

Inspirée par sa pratique enseignante à l’université, elle complète, en 1981, une maîtrise en enseignement de l’art dramatique à l’Université de Montréal. Et en 1983, une maîtrise en arts visuels, volet création, à l’Université du Québec à Montréal.

Bien qu’elle ait d’abord navigué, pendant un certain temps, entre la scène de la performance et la scène de l’enseignement, au tournant des années 90, elle délaisse sa pratique artistique pour se dédier entièrement à la formation artistique. Sa classe devient alors son laboratoire de création et de recherche, et c’est désormais au sein des milieux consacrés à l’enseignement du théâtre qu’elle s’impliquera principalement.

En 1990, elle obtient son doctorat en enseignement des arts à l’Université de Montréal, et elle devient, en 1991, professeure titulaire à l’École d’art de l’Université Laval; un poste qu’elle assumera pendant 27 ans, jusqu’en 2018. Pendant toute sa carrière, elle enseignera l’art dramatique, ainsi que les fondements théoriques en formation artistique; elle agira à titre de directrice pour différents programmes d’études; et elle assurera l’encadrement de nombreux·se·s étudiant·e·s aux cycles supérieurs. Aujourd’hui encore, elle demeure professeure associée à l’École d’art de l’Université Laval, afin de poursuivre ses projets de recherche.

Grande chercheuse dans les domaines de la création et de la formation artistique, ses recherches portent, plus spécifiquement, sur l’accompagnement en recherche-création et sur le processus de création dans une perspective ethnographique et autoethnographique.

Au fil des ans, elle a rédigé un nombre considérable de chapitres de livres et d’articles scientifiques; elle a réalisé un nombre tout aussi important de communications, tant au niveau national qu’international; elle a assuré la direction de plusieurs ouvrages et œuvré comme responsable de plusieurs colloques; et elle a multiplié les collaborations et implications de toutes sortes.

Elle est membre du comité de direction et du comité scientifique du GRET – le Groupe de recherche en enseignement du théâtre, de l’Université du Québec à Montréal, depuis 2016. Et elle est membre fondateur de la collection FRÉA – Formation et recherche en enseignement artistique, des Presses de l’Université Laval, dont elle assure la codirection depuis leur première parution, en 2016.

Il faut aussi souligner qu’elle a été responsable du comité Francophone et Francophile, au sein de l’ACRT, de 2012 à 2017, et qu’elle a été membre du conseil d’administration de la SQET, de 2011 à 2015. Depuis, elle est toujours restée à l’affut du travail réalisé par ces deux associations; et, d’une année à l’autre, elle participe encore à toutes les activités proposées par l’axe Théâtre et formation de la SQET.

Il faut également savoir que ce n’est qu’à partir des années 80 que l’art dramatique est devenu une matière distincte, inscrite au programme de formation de l’école québécoise; et ce n’est que dans les années 2000 que les arts, dont l’art dramatique, furent reconnus comme l’un des domaines d’apprentissage essentiels à la formation de l’élève. Francine fait donc partie de ce noyau restreint d’individus qui ont contribué, dès le départ et de façon continue, à cette évolution et à la reconnaissance du potentiel éducatif du théâtre, mais qui ont aussi contribué à développer la formation à l’enseignement des arts et la posture de l’artiste pédagogue.

Bref, Francine a un parcours particulièrement prolifique dont les retombées sont tangibles. Elle a été une mentore pour plusieurs étudiant·e·s qui sont devenu·e·s professeur·e·s, chercheur·se·s et mentor·e·s à leur tour. Et elle demeure une mentore pour plusieurs chercheur·se·s émergent·e·s en enseignement du théâtre, et, sans contredit, une référence incontournable dans notre domaine d’études et d’enseignement. D’une décennie à l’autre, elle a toujours su évoluer et innover, tout en faisant preuve de curiosité, d’ouverture, de dévouement et de bienveillance envers son art, son enseignement, ses collègues et ses étudiant·e·s.

Le moment était venu de souligner son travail.

Même si Francine ne croyait pas être destinée à l’enseignement artistique à ses débuts, sa trajectoire, des arts visuels à l’art dramatique, l’aura menée à contribuer, de façon significative, à l’évolution et au rayonnement du milieu académique en théâtre au Québec.

Merci et bravo Francine.
 

Virginie Rouxel

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